Shaolin Kung Fu

kung fu shaolin

Au temple Fawang et comme dans la plupart des écoles de Dengfeng, le Kung-fu enseigné est de style Shaolin. Pour mieux vous familiariser avec ce style, découvrez l’histoire de son commencement.

Histoire de la naissance du Kung fu Shaolin

Le Kung-fu est millénaire et est destiné à promouvoir la santé, à élever l’esprit et à préserver la vie. Son histoire est vieille comme la Chine elle-même et couvre 4000 ans. Mais c’est seulement au 5eme siècle que la légende prend forme…

Le bouddhisme avait lentement pénétré en Chine venu de l’Inde depuis le milieu du 1er siècle de notre ère. Les moines étaient venus de plus en plus nombreux de l’ouest par la route de Luoyang. C’est également le long de cette route que vint, vers 525 après JC, un moine indien du nom de Damo et qui sera honoré après sa mort à travers l’empire du milieu sous le nom de Bodhidarma (l’illuminé).

Il était le 3ème enfant du Roi Sugandha et connaissait donc les techniques de maniement des armes et du bouddhisme. Venant des Indes du sud, il avait demandé un entretien à l’empereur Wu de la dynastie des Liang (protecteur du Bouddhisme en Chine) et avait expliqué à ce dernier que, malgré ses efforts et toutes les bonnes actions accomplies, il n’avait pas encore la connaissance du néant de toute chose et que tout ce que le bouddhisme représentait en Chine, ne valait rien au regard de la recherche de l’illumination et de la méditation, et proposa à l’empereur une nouvelle conception du bouddhisme, ce qui remettait en cause tout son système moral, philosophique et religieux auquel Wu pensait avoir consacré toute sa vie.

L’empereur le prit très mal et congédia bodhidarma.

Sur sa route, il passa par le temple Fawang, pour faire partager ses connaissances aux moines, mais ils n’acceptèrent pas son enseignement, il trouva finalement refuge à quelques kilomètres de là, au temple Shaolin, mais ils eurent également du mal à comprendre sa vision des choses.

Pour prouver à tous la vérité de ses paroles, il se retira à l’extérieur de l’enceinte du monastère, à une bonne distance au nord pour y faire retraite. Il s’asseya face à un mur et médita profondément.

Ainsi Damo aurait médité sans discontinuer pendant 9 années entières. La tradition raconte, que sa méditation une fois terminée, Damo retourna au temple, il trouva ces bonzes chétifs parce que mal nourris, et affaiblis à cause de l’immobilité que leur imposait la méditation.

Damo se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant sa jeunesse sous la direction de son père (art martial proche de l’actuel kalariplayat). C’est durant ces années que Damo écrivit le Yi Jin Jing (Qi Gong pour le développement physique du corps).

Les moines reprirent plus tard cette forme pour la développer, et donna naissance au Luohan shi bashou (les 18 mains des disciples du Bouddha).

Cette méthode fut considérée par certains comme étant à l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du monastère de Shaolin.

La légende raconte que déçu de voir les moines préférant l’aspect martial de son enseignement, il décida de quitter le temple.

Le Kung-fu existait en Chine bien avant l’arrivée de Damo, on lui doit principalement la création du Bouddhisme Chan qui a beaucoup influencé l’évolution des arts martiaux. Il amena également la notion de Wu De, Vertue Martiale.

Avant, les arts martiaux ne servaient qu’à se battre, après la venue de Bodhidharma tous les pratiquants savaient qu’ils développaient autant le corps que l’esprit.